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Contenu du cours

📝2.2 — Techniques d'échauffement et de retour au calme adaptées au CAP

2.2 — Techniques d'échauffement et de retour au calme adaptées au CAP

Avant de courir, le corps humain fonctionne comme un moteur froid. Les muscles sont raides. Le cœur bat lentement. Sans préparation, le risque de blessure grimpe en flèche dès les premières minutes d'effort intense.

L'échauffement prépare le corps à l'effort. Il augmente progressivement la température des muscles. Il accélère aussi la fréquence cardiaque de manière douce. 

   Cette montée en puissance dure entre dix et quinze minutes. Elle évite les déchirures musculaires et les tendinites. En effet, un muscle chaud devient plus souple et plus élastique. 

   Il supporte mieux les contractions brutales. Sur le terrain, l'élève commence toujours par une phase générale. Il fait quelques tours de terrain à allure lente. Il enchaîne ensuite avec des mouvements de mobilisation articulaire. 

    Il tourne les chevilles, les genoux, les hanches et les épaules. Cette première partie réveille l'ensemble du corps sans le fatiguer.

Par ailleurs, l'échauffement comporte une deuxième phase dite spécifique. Cette phase reproduit les gestes de l'activité qui va suivre. Un élève qui va jouer au handball fait des passes courtes. Il enchaîne des petits sauts et des changements de direction. 

   Un élève qui va courir un 50 mètres fait des accélérations progressives. Il termine par deux ou trois lignes droites presque à pleine vitesse. Cette phase spécifique dure environ cinq à dix minutes. 

   Elle affine la coordination et la concentration. Elle prépare le système nerveux à l'effort réel. Concrètement, le corps atteint alors sa température de travail optimale, soit environ 38 à 39 degrés.

À ce titre, le retour au calme joue un rôle tout aussi important. Il se place à la fin de la séance. Il dure entre cinq et dix minutes. 

   Le professeur demande souvent une marche lente ou un footing très léger. Cette phase fait redescendre progressivement le rythme cardiaque. 

    Elle évite les malaises liés à un arrêt brutal de l'effort. Elle facilite aussi l'élimination des déchets produits par les muscles. Ces déchets, comme l'acide lactique, provoquent les courbatures. 

    Un retour au calme bien mené réduit donc les douleurs du lendemain. L'élève récupère plus vite et se sent moins fatigué le jour suivant.

Or, le retour au calme comprend aussi des étirements doux. Ces étirements ne doivent pas être forcés. L'élève tient chaque position pendant quinze à vingt secondes. 

    Il respire calmement et lentement. Il étire les grands groupes musculaires sollicités pendant la séance. Après une course, il étire les mollets, les cuisses et les fessiers. 

    Après une séance de musculation légère, il étire aussi les bras et le dos. Ces étirements maintiennent la souplesse à long terme. Ils apportent une sensation de détente immédiate. En pratique, cette phase finale permet aussi de faire le point mental sur la séance passée.


📌 Un échauffement complet dure entre 15 et 25 minutes. Il se compose d'une phase générale, puis d'une phase spécifique à l'activité prévue.


Le programme officiel d'EPS en CAP, publié par le Ministère de l'Éducation nationale, impose une préparation physique adaptée avant chaque effort intense. Le référentiel EPS du CAP demande à l'élève de savoir s'échauffer seul et de récupérer après l'effort. 

Cette compétence fait partie de l'évaluation en contrôle en cours de formation (CCF). Le professeur note la qualité de l'échauffement autonome dans certaines épreuves.


⚠️ Ne jamais s'arrêter brutalement après un effort intense. L'arrêt sec peut provoquer un malaise ou des vertiges. Il faut toujours ralentir progressivement.


Sur le terrain, l'élève arrive en tenue de sport dix minutes avant le début de la séance. Il commence par cinq minutes de course lente autour du gymnase. Il enchaîne avec des cercles de bras, des rotations de hanches et des montées de genoux. Il termine par des gestes spécifiques à l'activité prévue du jour. À la fin de la séance, il marche cinq minutes puis s'étire pendant cinq minutes. Il boit de l'eau régulièrement. Cette routine devient un automatisme dès les premières semaines de formation.

Situation professionnelle — Séance EPS en lycée professionnel

Lucas, apprenti en CAP PSR dans un lycée professionnel de Lyon, arrive au gymnase pour sa séance hebdomadaire d'EPS. Le professeur annonce une séance de course d'endurance de 20 minutes. Lucas commence seul son échauffement sans attendre. Il court cinq minutes à allure lente, puis mobilise ses articulations. Il termine par trois accélérations progressives sur 40 mètres. Après la séance, il marche autour de la piste pendant cinq minutes. Il enchaîne avec des étirements doux des mollets et des cuisses. Le lendemain, il se sent frais pour son service en cuisine, sans courbatures gênantes.


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