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📝1.3 — Construire un tableau de données à partir d'un relevé de caisse

1.3 — Construire un tableau de données à partir d'un relevé de caisse

En fin de service, le caissier d'un fast-food imprime le ticket Z. Il affiche 342 ventes. Sans tableau clair, ces chiffres restent inutilisables pour la manager qui prépare les commandes du lendemain.

Un relevé de caisse est le document imprimé par la caisse enregistreuse à la fin d'un service. On l'appelle souvent ticket Z ou clôture de caisse. Il liste chaque produit vendu, le nombre de fois où il a été vendu et le prix total encaissé. 

    Ce relevé contient beaucoup d'informations en vrac. Pour l'exploiter, il faut le transformer en tableau ordonné. C'est le premier geste du travail statistique en restauration rapide.

En effet, un tableau de données bien construit répond toujours à la même logique. La première colonne contient les modalités du caractère étudié. 

     Par exemple, les noms des menus vendus. La seconde colonne contient les effectifs, c'est-à-dire le nombre de ventes de chaque menu. 

   On peut ajouter une troisième colonne pour les fréquences ou les recettes. Cette organisation transforme une liste brouillonne en outil de décision.

Par ailleurs, la construction d'un tableau suit toujours quatre étapes précises. D'abord, l'apprenant lit le relevé de caisse en entier pour repérer les catégories. Ensuite, il trace le tableau avec un titre clair et des colonnes nommées. 

    Puis, il reporte les effectifs ligne par ligne en cochant chaque donnée traitée. Enfin, il calcule le total pour vérifier que rien n'a été oublié. Ce total sert de contrôle : il doit correspondre au nombre total de ventes du service.

C'est pourquoi le regroupement en catégories est une étape essentielle. Un relevé peut contenir vingt références différentes de boissons. 

    Il serait inutile de faire vingt lignes. Le professionnel regroupe alors par familles : boissons chaudes, boissons froides, sodas, eaux. 

    Ce regroupement dépend de la question posée par le responsable. Si la manager veut connaître les ventes de desserts, on regroupe tous les desserts ensemble. Le tableau doit toujours répondre à un besoin concret.

Sur le terrain, la lisibilité du tableau prime sur la quantité d'informations. Un tableau surchargé perd son utilité. Il faut donc choisir un titre explicite, indiquer la date et le service concerné, et préciser l'unité des chiffres. 

     Un tableau daté du 12 mars, service du midi, avec les effectifs en nombre de menus vendus, se lit en quelques secondes. Cette rigueur permet ensuite de comparer plusieurs services entre eux et de repérer les tendances de vente.


📌 Un tableau de données bien construit comporte toujours un titre explicite, des colonnes nommées, une ligne par modalité et une ligne de total qui sert de vérification.


Le référentiel du CAP PSR (RNCP35317) inscrit la maîtrise des outils mathématiques dans le bloc BC4 des enseignements généraux. 

Le programme de mathématiques du CAP demande à l'apprenant de savoir organiser des données en tableau et d'en extraire une information pertinente. 

Par ailleurs, la conservation des relevés de caisse répond à une obligation comptable : le Code de commerce impose aux professionnels de garder ces documents pendant plusieurs années.


💡 Cochez chaque ligne du relevé de caisse au fur et à mesure que vous la reportez dans le tableau. Cette astuce simple évite d'oublier une vente ou de compter deux fois la même.


Dans une cafétéria d'entreprise, le responsable de salle imprime chaque soir le ticket Z. Il reporte les ventes dans un tableau à trois colonnes : 

   catégorie de plat, nombre vendu, recette. Il regroupe les ventes en cinq familles : entrées, plats chauds, sandwichs, desserts, boissons. 

    Il vérifie que la somme des effectifs correspond au nombre total de tickets clients. En fin de semaine, ces tableaux permettent au chef de cuisine d'ajuster les quantités préparées et de réduire le gaspillage alimentaire.

Situation professionnelle — Exploiter le ticket Z du midi dans un fast-food

Karim, équipier polyvalent dans un Burger King qui sert 600 couverts par jour, termine le service du midi. Le manager lui demande de construire un tableau des ventes de burgers pour préparer la commande de pains du lendemain. Karim imprime le ticket Z et repère six références différentes de burgers. Il trace un tableau avec deux colonnes : type de burger et nombre vendu. Il reporte chaque effectif en cochant sa liste au fur et à mesure. Il calcule le total et vérifie qu'il correspond au nombre total de burgers du ticket Z. En cinq minutes, le manager dispose d'un document clair pour passer sa commande.


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