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📝1.1 — Définitions : motricité, capacités physiques et programme EPS CAP

1.1 — Définitions : motricité, capacités physiques et programme EPS CAP

En cuisine collective, un cuisinier porte parfois 20 kilos de marmite à bout de bras. Sans motricité et sans force, ce geste devient dangereux. L'EPS prépare le corps à ces réalités du métier.

La motricité désigne la capacité du corps à produire des mouvements. Elle regroupe tous les gestes, du plus simple au plus complexe. 

    Marcher, courir, sauter, lancer, se baisser, porter : tout cela relève de la motricité. En cuisine, un professionnel utilise sa motricité en permanence. 

   Il découpe, il transporte, il se déplace vite entre les postes. Une bonne motricité rend les gestes plus précis et moins fatigants. Elle diminue aussi le risque de blessure. 

   C'est pourquoi l'EPS travaille cette motricité dès le début du CAP. L'objectif est de rendre le corps efficace au travail et dans la vie quotidienne. La motricité s'entretient par la pratique régulière d'activités physiques variées.

Les capacités physiques sont les qualités du corps humain. On en distingue cinq principales. La force permet de soulever une charge. L'endurance permet de tenir un effort dans la durée. La vitesse permet d'agir rapidement. 

   La souplesse permet d'avoir une large amplitude de mouvement. La coordination permet d'enchaîner plusieurs gestes ensemble. En cafétéria, un employé de service a besoin d'endurance pour tenir 8 heures debout. 

    En restauration rapide, il a besoin de vitesse au moment du coup de feu. Ces capacités se développent grâce à un entraînement régulier. L'EPS en CAP cherche à améliorer chacune d'entre elles.

Le programme EPS du CAP est défini par l'Éducation nationale. Il s'organise autour de cinq champs d'apprentissage. Le premier champ concerne les efforts longs, comme la course d'endurance. 

    Le deuxième champ vise les efforts brefs et intenses, comme la course de vitesse. Le troisième champ traite des activités artistiques, comme la danse ou la gymnastique. Le quatrième champ regroupe les sports de raquette ou de combat, en face à face. 

   Le cinquième champ concerne les activités d'entretien de soi, comme le renforcement musculaire ou le step. L'apprenant doit valider au moins trois champs différents pendant sa formation. Ce choix garantit une préparation complète du corps.

Par ailleurs, l'EPS en CAP n'est pas une simple pratique sportive. Elle vise trois grandes finalités officielles. La première finalité est de développer la motricité de l'apprenant. La deuxième est de le préparer à un mode de vie actif et sain. 

   La troisième est de l'amener à agir dans le respect de soi, des autres et des règles. Ces trois finalités préparent au métier de la restauration. Un cuisinier en bonne santé physique tient mieux les cadences. Il gère mieux le stress du service. 

  Il respecte aussi mieux les consignes d'hygiène et de sécurité. L'EPS forme donc à la fois le corps et le comportement professionnel.

Concrètement, chaque activité physique développe une combinaison de capacités. La course longue développe surtout l'endurance et un peu la force. La musculation développe la force et l'endurance musculaire. 

   Le badminton développe la vitesse, la coordination et la souplesse. La danse développe la coordination, la souplesse et la mémoire du geste. L'apprenant en CAP découvre ces effets pendant les cours d'EPS. 

   Il apprend aussi à connaître son propre corps. Il repère ses points forts et ses points à améliorer. Cette connaissance de soi est utile en cuisine. Elle permet d'adapter les gestes pour durer dans le métier.


📌 La motricité, c'est la capacité à produire des mouvements. Les capacités physiques sont les qualités du corps : force, endurance, vitesse, souplesse, coordination.


Le programme d'EPS du CAP est fixé par un arrêté du ministère de l'Éducation nationale publié au Bulletin officiel. Ce texte définit les cinq champs d'apprentissage et les compétences visées. 

Le référentiel du CAP PSR (RNCP35317) intègre l'EPS dans le bloc des enseignements généraux. L'apprenant doit valider un contrôle en cours de formation (CCF) noté sur 20 points. 

La note d'EPS compte pour l'obtention du diplôme au même titre que les autres matières générales.


📋 Le programme EPS du CAP est organisé en 5 champs d'apprentissage (CA1 à CA5). L'apprenant doit valider au moins 3 champs différents pendant sa formation.


En pratique, le professeur d'EPS choisit trois activités sur les deux années de CAP. Par exemple : demi-fond en première année, musculation et badminton en deuxième année. Chaque activité dure environ 10 séances de 1h30. 

   À la fin de chaque cycle, l'apprenant passe une évaluation notée. Il doit produire un effort mesuré, respecter les règles et analyser sa performance. Le professeur note aussi les progrès réalisés depuis le début du cycle. 

  Cette évaluation prépare aussi au monde du travail. L'apprenant apprend à s'engager, à respecter des consignes et à travailler avec d'autres.

Situation professionnelle — Découvrir l'utilité de l'EPS en cuisine collective

Léa, apprentie en CAP PSR, travaille dans une cuisine centrale qui produit 3 000 repas par jour pour des cantines scolaires. Dès son premier mois, elle ressent une forte fatigue dans le dos et les jambes en fin de service. Son tuteur lui explique que le métier demande de l'endurance, de la force et une bonne coordination des gestes. En parallèle, son professeur d'EPS commence un cycle de musculation adapté et de course d'endurance. Après quelques semaines, Léa constate qu'elle tient mieux la station debout et qu'elle porte les bacs gastro sans douleur. Elle comprend alors que l'EPS n'est pas une matière à part, mais un véritable outil professionnel qui prépare son corps aux exigences du métier.


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