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Contenu du cours

📝1.1 — Définitions et classification des 5 cuissons simples en restauration

Chapitre 1 — Les cuissons simples : bases et repères essentiels 

En cuisine collective, un cuisinier réalise en moyenne trois à cinq cuissons différentes par service. Vapeur, four, grillade, sauté, friture : chaque technique répond à un besoin précis du plat à produire.

      La cuisson est une transformation. Elle modifie l'aspect, la texture, le goût et la sécurité d'un aliment. Sous l'effet de la chaleur, les protéines coagulent. 

 Les amidons gonflent et deviennent digestes. Les micro-organismes dangereux sont détruits. En restauration, on parle de cuisson simple lorsqu'une seule technique est utilisée du début à la fin. Cela s'oppose aux cuissons mixtes, qui combinent plusieurs modes de chauffe. 

    Le CAP PSR se concentre sur cinq cuissons simples : la vapeur, le four, la grillade, le sauté et la friture. Ces cinq techniques couvrent la grande majorité des plats servis en restauration rapide, en cantine et en cafétéria.

La chaleur peut se transmettre à l'aliment de trois façons. Par conduction, la chaleur passe d'une surface chaude à l'aliment posé dessus. 

C'est le cas de la grillade et du sauté. Par convection, la chaleur circule grâce à un fluide, air ou vapeur. C'est le cas du four et de la cuisson vapeur.  

   Par immersion dans un corps gras chaud, on parle de friture. Comprendre ce mode de transfert aide à choisir le bon matériel. Un four à convection ne cuit pas comme une plancha. 

   Une friteuse ne remplace pas un cuit-vapeur. En pratique, chaque poste de travail est équipé pour un ou deux modes précis.

La cuisson vapeur utilise la vapeur d'eau à environ 100 degrés. L'aliment cuit sans matière grasse ajoutée.  

On l'utilise pour les légumes, les poissons et certaines volailles. En cantine scolaire, la vapeur est très employée pour préserver les vitamines.

    La cuisson au four utilise l'air chaud entre 150 et 250 degrés. Elle convient aux viandes rôties, aux gratins, aux poissons entiers. En cafétéria, le four sert aussi à la remise en température des plats préparés à l'avance.

La grillade se fait au contact direct d'une surface très chaude, souvent au-dessus de 250 degrés. On l'utilise pour les steaks hachés, les brochettes, les paninis. 

     Elle donne des marques et un goût grillé. En restauration rapide, la plancha ou le grill remplace souvent le barbecue. 

Le sauté se réalise à la poêle ou au sautoir, avec un peu de matière grasse et à feu vif. On saute les émincés de viande, les légumes taillés, le riz cantonais. 

La cuisson est rapide et l'aliment reste croquant. La friture, elle, immerge l'aliment dans une huile portée entre 150 et 180 degrés. Frites, nuggets, beignets, tempuras : c'est la technique reine de la restauration rapide.

Chaque cuisson a un usage privilégié selon l'univers de travail. 

   En restauration collective, la vapeur et le four dominent, car ils permettent de traiter de gros volumes. En restauration rapide, la friture et la grillade sont majoritaires, pour un service minute.

    En cafétéria, on combine four pour la remise en température et sauté pour les préparations à la commande. Le professionnel doit savoir reconnaître chaque technique. Il doit aussi identifier le matériel adapté et les températures visées. C'est la base du poste de cuiss

📌 Les cinq cuissons simples au CAP PSR sont : vapeur, four, grillade, sauté et friture. Chacune correspond à un mode de transfert de chaleur précis et à un matériel dédié.


Le référentiel du CAP Production et Service en Restaurations (RNCP35317) inscrit la mise en œuvre des cuissons dans l'activité professionnelle 3, dédiée à la production. Le règlement européen 852/2004 impose par ailleurs d'atteindre une température à cœur d'au moins 63 degrés pour la plupart des plats chauds servis au consommateur. Cette exigence s'applique à toutes les cuissons simples étudiées ici. Le plan de maîtrise sanitaire (PMS) de l'établissement précise pour chaque plat la technique de cuisson retenue et la température à contrôler.


⚠️ Ne pas confondre cuisson simple et remise en température. La remise en température réchauffe un plat déjà cuit. Elle doit atteindre 63 degrés à cœur en moins d'une heure.


Sur le terrain, l'apprenant apprend à repérer la cuisson attendue en lisant sa fiche technique. Celle-ci indique le mode de cuisson, le matériel, la température et la durée. Par exemple, une fiche « escalope de dinde grillée » oriente vers la plancha ou le grill à 250 degrés pendant environ quatre minutes par face. Une fiche « brocolis vapeur » impose le cuit-vapeur pendant huit à dix minutes. Le cuisinier vérifie ensuite la cuisson avec une sonde thermomètre, pour garantir les 63 degrés à cœur au minimum. Ce contrôle est tracé sur la feuille de production quotidienne.

Situation professionnelle — Prise de poste au chaud dans une cuisine centrale scolaire

Fatou, commise de cuisine dans une cuisine centrale scolaire qui produit 2 500 repas par jour, prend son poste au chaud à 7 heures. Le chef lui remet trois fiches techniques pour le service du midi : filet de colin vapeur, gratin de courgettes au four, sauté de bœuf aux oignons. Fatou identifie chaque cuisson et prépare son matériel. Elle allume le cuit-vapeur pour le poisson, préchauffe le four à 180 degrés pour le gratin et sort le sautoir pour la viande. Grâce à sa maîtrise des définitions, elle organise son plan de travail sans hésitation et respecte les horaires de production imposés par la liaison chaude.Chapitre 1 — Les cuissons simples : bases et repères essentiels




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