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📝2.3 — Encaisser une commande en cafétéria ou self-service

2.3 — Encaisser une commande en cafétéria ou self-service

Le plateau glisse sur les rails inox. La caissière soulève l'entrée, le plat chaud, le dessert et la bouteille d'eau. En moins de vingt secondes, elle doit tout scanner, annoncer le total et encaisser sans faire attendre les dix clients derrière.

La cafétéria et le self-service reposent sur un principe simple. Le client circule librement le long d'un linéaire. Il choisit lui-même ses plats sur un plateau. Il termine son parcours à la caisse, où l'employé enregistre chaque article. 

                Ce mode de service exige une caisse rapide et bien organisée. En effet, aux heures de pointe du midi, un flux de plusieurs centaines de plateaux peut passer en une seule heure. Chaque seconde compte pour éviter la file d'attente. 

     L'employé de caisse joue donc un rôle central dans la fluidité du service. Il doit combiner rapidité, précision et sourire, sans jamais sacrifier l'un pour l'autre.

La première étape consiste à accueillir le client dès qu'il pose son plateau. Un simple bonjour établit le contact. L'employé identifie ensuite chaque article présent sur le plateau. Dans une cafétéria moderne, chaque assiette porte une pastille de couleur ou un code-barres. 

            La couleur indique la catégorie tarifaire du plat. Par exemple, rouge pour les plats chauds, vert pour les entrées, bleu pour les desserts. 

    L'employé saisit ces catégories sur le clavier de la caisse. Certains établissements équipent aujourd'hui les plateaux de puces RFID. La caisse détecte alors tous les articles en une fraction de seconde. Cette technologie accélère fortement le passage en caisse.

Concrètement, l'employé enregistre les articles dans un ordre logique. Il commence souvent par les boissons visibles. Il passe ensuite aux plats chauds, puis aux entrées et desserts. 

               Cet ordre évite d'oublier un article caché derrière un autre. À chaque saisie, le prix s'affiche sur l'écran client. Le client peut ainsi vérifier en temps réel. 

      Une fois le plateau entièrement scanné, l'employé annonce le total à voix claire. Il indique par exemple : « Cela fait douze euros quarante, s'il vous plaît. » Cette annonce évite tout malentendu sur le montant.

Par ailleurs, de nombreux clients de cafétéria disposent d'un badge ou d'une carte de restauration. C'est fréquent en restaurant d'entreprise ou en cantine universitaire. Le badge donne droit à un tarif subventionné par l'employeur ou l'établissement. L'employé passe le badge sur un lecteur dédié. 

       Le système applique automatiquement la remise ou débite le compte du client. Il faut toujours vérifier que le nom affiché correspond bien à la personne. En effet, prêter son badge à un collègue est interdit dans la plupart des sociétés. L'employé doit signaler tout usage frauduleux à son responsable.

Sur le terrain, la gestion de la file d'attente conditionne la satisfaction du client. L'employé garde une posture ouverte face au flux. 

              Il annonce le prochain client d'un geste ou d'un regard. Il évite les gestes brusques qui pourraient renverser une assiette. Entre deux clients, il essuie rapidement la surface d'encaissement si un plat a laissé une trace.

      À la fin de la transaction, il souhaite un bon appétit. Ce petit mot final laisse une impression positive. Il fidélise le client, même dans un service de masse comme la cafétéria.


💡 Pour gagner du temps en cafétéria, mémorisez les codes couleurs des pastilles dès votre première semaine. Un rouge égale un plat chaud, un vert une entrée, un bleu un dessert. Cette mémorisation vous fait gagner plusieurs secondes par plateau.


Le référentiel du CAP PSR (RNCP35317) inscrit l'encaissement parmi les activités professionnelles de service. Le professionnel doit maîtriser l'utilisation de la caisse enregistreuse et le rendu de monnaie. Par ailleurs, la loi française impose la remise d'un ticket de caisse au client qui en fait la demande. 

En cafétéria d'entreprise, la convention passée entre l'employeur et le prestataire fixe les tarifs subventionnés. L'employé applique ces tarifs sans négociation possible. Enfin, le règlement intérieur de l'établissement encadre la tenue à porter à la caisse et les gestes barrières éventuels.


⚠️ Ne validez jamais un badge sans vérifier le nom affiché à l'écran. Un badge prêté est un usage frauduleux. Vous devez signaler la situation à votre responsable, sans humilier le client devant les autres.


En pratique, un employé de caisse en cafétéria d'entreprise traite entre 150 et 300 plateaux sur le service du midi. 

Il dispose d'un poste équipé d'un scanner, d'un clavier tactile et d'un lecteur de badge. 

Il commence son service en vérifiant son fonds de caisse. Il teste le scanner sur une pastille de démonstration. Pendant le rush, il annonce chaque total à voix haute. 

    Il propose systématiquement le ticket. Il alterne les moyens de paiement sans hésitation : badge, carte bancaire, espèces, titre-restaurant. À la fin du service, il édite le ticket Z et remet la caisse à son responsable pour comptage.

Situation professionnelle — Rush du midi dans un restaurant d'entreprise

Nawel, employée de caisse dans un restaurant d'entreprise Sodexo qui sert 400 couverts entre 12h et 14h, prend son poste à 11h45. Elle vérifie son fonds de caisse de 80 euros et teste son scanner. Dès 12h15, la file s'allonge. Un salarié pose son plateau : salade composée, steak-frites, yaourt et bouteille d'eau. Nawel identifie chaque pastille de couleur et saisit les articles en cinq secondes. Elle passe le badge d'entreprise du salarié sur le lecteur. Le tarif subventionné s'applique automatiquement : 4,80 euros au lieu de 12,50. Elle annonce le total, valide, souhaite bon appétit et enchaîne avec le client suivant. En deux heures, elle traite 180 plateaux sans erreur grâce à sa méthode rigoureuse.


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