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📝2.1 — Les différents moyens de paiement acceptés en restauration

2.1 — Les différents moyens de paiement acceptés en restauration

Un client tend un billet de 50 euros pour un menu à 8,90 euros. Le caissier doit rendre la monnaie. À côté, un autre client approche sa carte bancaire du terminal. Deux paiements, deux gestes très différents.

En restauration, le paiement est le dernier moment de contact entre le client et l'établissement. Ce moment est court mais il est essentiel. Le professionnel doit connaître tous les moyens de paiement acceptés dans son établissement. 

                      En effet, chaque enseigne définit sa propre politique. Un McDonald's accepte la carte bancaire sans contact, les titres-restaurant papier et dématérialisés, les espèces et les paiements mobiles. 

   Un food-truck peut refuser certains moyens de paiement. Le caissier doit toujours vérifier la liste affichée près de la caisse. Cette liste protège l'établissement et informe le client dès son arrivée. 

    Le professionnel apprend à reconnaître chaque moyen de paiement au premier coup d'œil.

Les espèces sont le moyen de paiement historique. Il s'agit des billets et des pièces en euros. Le caissier reçoit l'argent, contrôle le montant et rend la monnaie. 

                Par ailleurs, la loi impose d'accepter les espèces dans la limite de 1 000 euros pour un particulier résidant en France. En restauration, ce plafond n'est jamais atteint sur un service courant. 

               Le caissier doit rester attentif aux faux billets. Un stylo détecteur ou une lampe UV permet de vérifier les coupures de 50 et 100 euros. Concrètement, le professionnel manipule les espèces avec méthode. 

       Il annonce le montant reçu à voix haute. Il pose le billet sur le tiroir avant de rendre la monnaie. Ce geste évite les litiges avec le client.

La carte bancaire est aujourd'hui le moyen le plus utilisé en restauration rapide. Le client insère sa carte, l'approche du terminal ou la glisse. Le paiement sans contact fonctionne jusqu'à 50 euros par opération. Au-delà, le client doit taper son code confidentiel à quatre chiffres.

       Or, le terminal de paiement électronique, appelé TPE, doit toujours afficher le montant avant la validation. Le caissier n'a pas le droit de voir ni de demander le code du client. Il tourne le terminal vers le client et attend la confirmation. 

       Sur le terrain, le TPE imprime deux tickets. Un ticket est remis au client, l'autre est conservé par l'établissement pour la comptabilité.

Les titres-restaurant sont très présents en cafétéria et en restauration rapide le midi. Ils existent en version papier et en version dématérialisée. 

                      La version papier prend la forme d'un chèque coloré émis par des sociétés spécialisées comme Edenred, Sodexo, Up ou Bimpli. 

                    La version dématérialisée fonctionne avec une carte à puce ou une application mobile. À ce titre, le plafond légal d'utilisation est de 25 euros par jour et par salarié. 

                   Les titres ne sont acceptés que du lundi au samedi, sauf dérogation. Le dimanche et les jours fériés, le client doit payer autrement. Le caissier vérifie toujours la date de validité imprimée sur le titre papier. Un titre périmé n'est pas accepté.

D'autres moyens de paiement complètent cette offre. Les paiements mobiles se développent rapidement dans les grandes enseignes. Apple Pay, Google Pay et Samsung Pay fonctionnent comme un paiement sans contact. 

         Le client approche son téléphone du TPE. En pratique, ces solutions sont sans limite de montant si le client déverrouille son appareil. 

           Les chèques bancaires sont de plus en plus rares en restauration. Beaucoup d'établissements refusent désormais les chèques pour des raisons de sécurité. 

Enfin, les bons cadeaux et les cartes de fidélité prépayées existent dans certaines chaînes. Chaque moyen a ses règles propres. Le caissier doit toutes les connaître pour éviter les erreurs de caisse.


📌 Le plafond des titres-restaurant est de 25 euros par jour et par salarié. Ils sont utilisables du lundi au samedi uniquement, sauf dérogation pour les salariés qui travaillent le dimanche.


Le code monétaire et financier fixe le cadre légal des moyens de paiement en France. Il précise que les espèces ont un cours légal et ne peuvent être refusées, sauf cas particuliers comme la pièce abîmée ou le billet suspect. Le paiement en espèces est plafonné à 1 000 euros entre un professionnel et un particulier résidant en France. 

Pour les titres-restaurant, un décret encadre leur usage : plafond quotidien de 25 euros, utilisation limitée aux jours ouvrables, restriction aux repas et à certains produits alimentaires. Le règlement européen sur les services de paiement impose la validation du paiement par le client sur le TPE. Le caissier n'a jamais le droit de composer le code confidentiel à la place du client.


⚠️ Ne jamais taper le code confidentiel de la carte bancaire à la place du client. Ce geste est interdit par la réglementation bancaire et peut engager la responsabilité de l'établissement en cas de litige.


Sur le terrain, le caissier applique une routine simple à chaque encaissement. Il annonce le montant total au client. 

             monnaie et la rend en comptant à voix haute. Pour la carte, il saisit le montant sur le TPE et tourne l'écran vers le client. 

     Pour un titre-restaurant papier, il vérifie la date, le montant et fait signer le titre par le client. Chaque ticket de caisse est remis au client. 

     En fin de service, le caissier compte le fonds de caisse et sépare chaque type de paiement dans les cases prévues du tiroir-caisse.

Situation professionnelle — Encaissement multiple en cafétéria à l'heure du déjeuner

Fatou, caissière dans une cafétéria Flunch d'un centre commercial qui sert 600 couverts au déjeuner, encaisse un client qui a pris un plateau à 12,80 euros. Le client présente un titre-restaurant papier de 11,50 euros et souhaite compléter en espèces. Fatou vérifie d'abord la date de validité imprimée sur le titre. Elle contrôle ensuite le montant, puis demande au client de signer le titre au dos. Elle encaisse enfin le complément de 1,30 euro en espèces et rend le ticket de caisse. Toute l'opération dure moins d'une minute et respecte le protocole affiché en caisse.


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