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📝2.2 — Étapes de mise en place en restauration collective et rapide

2.2 — Étapes de mise en place en restauration collective et rapide

Dans une cantine scolaire de 800 rationnaires, la mise en place démarre deux heures avant le premier plateau servi. Un oubli d'étape et c'est tout le service qui prend du retard.

La mise en place suit toujours un enchaînement précis. En effet, chaque geste prépare le suivant. Le professionnel commence par contrôler la propreté de la zone. 

     Il vérifie que le nettoyage de fin de service a bien été fait. Ensuite, il rassemble le matériel nécessaire : plateaux, couverts, verres, condiments. Cette phase s'appelle le dressage préalable. 

    Elle se déroule au calme, avant l'arrivée des convives. Sur le terrain, cette organisation évite les allers-retours inutiles pendant le rush. 

      Un agent formé met en place son poste en vingt à trente minutes selon le volume attendu.

Par ailleurs, la remise en température des plats chauds constitue une étape critique. En restauration collective en liaison froide, les préparations sortent de la chambre froide positive. 

     Elles rejoignent les fours de remise en température. La règle impose d'atteindre 63 degrés à cœur en moins d'une heure. 

            Le cuisinier contrôle la température avec une sonde propre et désinfectée. Il note le résultat sur la fiche de suivi. Ce document fait partie du plan de maîtrise sanitaire.

C'est pourquoi les plats froids suivent un circuit séparé. Les entrées, salades composées et desserts restent en vitrine réfrigérée. 

            La température de conservation ne dépasse jamais 3 degrés. Le professionnel sort les produits juste avant le service. Il évite ainsi les ruptures de chaîne du froid. 

       En restauration rapide type McDonald's ou Burger King, la logique diffère un peu. Les produits arrivent en flux tendu depuis les cuisines de préparation. 

     La mise en place consiste alors à charger les bacs de sauces, les emballages et les gobelets.

Concrètement, l'affichage précède toujours l'ouverture au public. L'équipe installe les étiquettes de prix, les allergènes et les mentions obligatoires. 

          La loi impose de signaler les quatorze allergènes majeurs pour chaque plat. Dans une cafétéria Flunch ou Crescendo, ces étiquettes se placent devant chaque bac. 

Le convive doit pouvoir lire l'information sans se pencher. Enfin, le professionnel prélève un plat témoin pour chaque préparation servie. Ce prélèvement de 100 grammes environ part dans l'échantillothèque. Il est conservé cinq jours à trois degrés maximum.


📋 La check-list de mise en place suit toujours le même ordre : nettoyage, matériel, remise en température, affichage, contrôle, plats témoins. Cet enchaînement fait partie du plan de maîtrise sanitaire (PMS).


Le règlement européen 852/2004 fixe les règles d'hygiène applicables à toutes les cuisines. Il impose la maîtrise des températures pendant la mise en place. En France, un arrêté du 21 décembre 2009 précise les températures de conservation. 

Les plats chauds doivent rester au-dessus de 63 degrés pendant le service. Les plats froids doivent rester en dessous de 3 degrés. Le référentiel du CAP PSR demande à l'apprenant de savoir contrôler ces températures et de renseigner les documents de suivi.


⚠️ Un plat chaud servi à moins de 63 degrés à cœur devient un risque sanitaire. Le professionnel doit refuser de le mettre en distribution et le renvoyer en remise en température immédiate.


Sur le terrain, la mise en place commence par une check-list affichée près du poste. L'agent coche chaque étape au fur et à mesure : nettoyage validé, matériel installé, températures contrôlées, allergènes affichés, plats témoins prélevés. Dans une cuisine centrale Sodexo, cette check-list est numérique sur tablette. Dans un food-truck ou un kebab, elle reste souvent sur papier plastifié. Le professionnel utilise une sonde thermomètre pour chaque bac chaud. Il note la valeur lue avec l'heure du contrôle. Ce document sert de preuve en cas d'inspection de la DDPP.

Situation professionnelle — Mise en place d'un self scolaire

Fatou, agent de restauration dans une cantine scolaire de 1 200 rationnaires, prend son poste à 9 heures. Elle vérifie d'abord que le self a bien été nettoyé la veille. Elle installe ensuite les plateaux, les couverts et les carafes d'eau. À 10 heures, elle sort les entrées froides et les place en vitrine réfrigérée. Elle contrôle la température : 2 degrés, c'est conforme. À 11 heures, elle lance la remise en température du gratin de courgettes. Trente minutes plus tard, la sonde affiche 68 degrés à cœur. Elle note la valeur sur la fiche de suivi et prélève 100 grammes de gratin dans un pot stérile pour l'échantillothèque. Le service peut commencer à 11 h 30, dans les temps.




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