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📝1.4 — Erreurs courantes : ce qui freine le conseil produit

1.4 — Erreurs courantes : ce qui freine le conseil produit

Un client hésite devant le comptoir. L'employé lui lance « Vous voulez autre chose ? ». Le client répond « non merci » et s'en va. Cette phrase, trop vague, vient de faire perdre une vente additionnelle et un client satisfait.

La première erreur consiste à proposer un produit de façon mécanique. L'employé récite une phrase apprise par cœur. Il ne regarde pas le client. 

             Il ne s'adapte pas à sa commande. Par exemple, il propose une boisson chaude à un client qui vient de commander un menu avec soda. Le client perçoit tout de suite le manque d'écoute. Il refuse la proposition. En effet, le conseil produit repose sur l'observation. 

    Le professionnel doit regarder ce que le client commande. Il doit adapter sa suggestion à ce panier. Une proposition automatique donne une impression de robot. Elle nuit à la relation commerciale. Sur le terrain, un bon vendeur écoute d'abord, propose ensuite.

La deuxième erreur touche au vocabulaire utilisé. Certains employés parlent de façon trop technique. Ils utilisent des mots de cuisine que le client ne comprend pas. Par exemple, dire « nos frites sont blanchies puis frites en cuisson double » perd le client. 

        D'autres emploient un langage trop familier. Des expressions comme « ça déchire » ou « c'est trop bon » manquent de professionnalisme. Par ailleurs, certains mots donnent une image négative. Parler de « petit dessert » minimise le produit. Dire « ce n'est pas cher » attire l'attention sur le prix. 

    Le bon vocabulaire reste simple, positif et valorisant. Le professionnel décrit le produit avec des mots clairs et gourmands.

La troisième erreur concerne le moment de la proposition. Proposer trop tôt bloque la commande principale. Le client n'a pas encore choisi son plat. 

      Il se sent bousculé. Proposer trop tard casse la fluidité. Le client a déjà sorti sa carte bancaire. Il refuse par réflexe. Or, le bon moment se situe juste après la commande principale. 

   Le client a fait son choix. Il est encore ouvert à une suggestion. Concrètement, dans un fast-food, la vente additionnelle se propose avant l'annonce du total. Dans une cafétéria, elle se glisse pendant que le client avance son plateau. Le rythme doit rester naturel.

La quatrième erreur est la peur de proposer. Certains employés craignent de déranger le client. Ils pensent que suggérer un produit revient à forcer la vente. Cette croyance est fausse. Le conseil produit rend service au client. 

    Il lui rappelle une envie oubliée. Il lui fait découvrir une nouveauté. En pratique, un client qui refuse une suggestion ne se vexe pas. 

     Il apprécie qu'on lui ait proposé. C'est pourquoi il faut oser proposer, même quand la file d'attente s'allonge. Un refus poli du client vaut mieux qu'une occasion manquée. Le professionnel garde toujours le sourire, avant et après la proposition.

La cinquième erreur touche à la gestion du refus. Face à un « non merci », certains employés insistent. Ils proposent un deuxième produit, puis un troisième. 

    Le client se sent harcelé. D'autres, à l'inverse, changent de ton après le refus. Ils deviennent secs ou froids. Cette attitude nuit à l'image du restaurant. À ce titre, la règle est simple. 

    Une seule proposition suffit. Si le client refuse, l'employé accepte poliment. Il enchaîne avec un sourire et le récapitulatif de la commande. Le client repart avec une bonne impression. Il reviendra plus facilement la prochaine fois.


⚠️ Ne jamais insister après un refus. Une seule proposition, un seul « non », puis on passe à l'encaissement avec le sourire. Insister transforme le conseil en pression commerciale.


Le référentiel du CAP PSR (RNCP35317) précise dans le bloc de compétences BC2 « Service en restauration » que le candidat doit maîtriser la communication professionnelle avec la clientèle. Il doit adapter son langage, son attitude et ses propositions au profil du client.


 Par ailleurs, le Code de la consommation interdit toute pratique commerciale trompeuse. Le professionnel ne peut donc pas mentir sur la composition d'un produit pour le vendre. Il ne peut pas non plus faire pression sur un client vulnérable, comme un enfant ou une personne âgée. Le respect du client reste une obligation professionnelle et légale.


💡 Remplacer les mots négatifs par des mots gourmands. Dire « notre dessert du moment, un fondant au chocolat coulant » plutôt que « un petit gâteau pas cher ».


Sur le terrain, l'équipier de service applique une méthode simple pour éviter ces erreurs. Il observe la commande du client pendant deux secondes. Il choisit une seule suggestion adaptée. Il la formule avec des mots simples et positifs. 

    Par exemple, à un client qui commande un burger seul, il dit « Souhaitez-vous ajouter des frites et une boisson pour compléter votre repas ? ». 

    Si le client refuse, l'employé sourit et enchaîne « Très bien, je récapitule votre commande ». Dans une cafétéria scolaire, l'agent qui distribue les plats peut suggérer un fruit à un élève qui n'a pris que du fromage. La proposition reste bienveillante et respecte le choix final du client.

Situation professionnelle — Gérer un refus client sans se démonter

Yasmine, équipière polyvalente dans un Burger King d'un centre commercial qui sert 600 couverts au déjeuner, prend la commande d'un client pressé. Il commande un menu Whopper. Yasmine lui propose une glace en dessert. Le client répond sèchement « non, je suis pressé ». Yasmine ne se laisse pas déstabiliser. Elle sourit et répond « très bien, je vous récapitule votre commande immédiatement ». Elle enchaîne l'encaissement en trente secondes. Le client repart satisfait de la rapidité. Yasmine a appliqué la règle apprise en formation : une seule proposition, un refus accepté, et un service fluide. Elle sait qu'insister aurait fait perdre du temps et agacé le client.


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