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MODULE 1 BLOC 3 CH1 — Santé et équilibre de vie (alimentation, sommeil, activité physique)
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Chapitre 1 — Les bases de la santé et de l'équilibre de vie
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1.1 — Définitions : santé globale, bien-être et équilibre de vie
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1.2 — Liens entre alimentation, sommeil et activité physique
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1.3 — Appliquer ces notions au quotidien en restauration
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1.4 — Idées reçues et erreurs fréquentes sur la santé
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Chapitre 2 — Alimentation, sommeil et activité : méthodes et outils
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2.1 — Les repères nutritionnels officiels et leur utilité
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2.2 — Gérer son sommeil et son rythme en horaires décalés
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2.3 — Intégrer l'activité physique dans un métier physique
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2.4 — Nuances : excès, carences et comportements à risque
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CERTIFICATION BLOC 3 MODULE 1 —Santé et équilibre de vie (alimentation, sommeil, activité physique)
📝2.3 — Intégrer l'activité physique dans un métier physique
2.3 — Intégrer l'activité physique dans un métier physique
Un commis de cuisine marche en moyenne plus de dix kilomètres par service. Il porte des bacs gastro, se penche vers le four, reste debout sur le carrelage pendant six heures. Le corps travaille en continu.
Les mĂ©tiers de la restauration rapide, collective et de la cafĂ©tĂ©ria sont des mĂ©tiers physiques. Le professionnel reste debout la majoritĂ© du service. Il marche sans arrĂŞt entre la zone de production et la zone de distribution. Il porte des charges lourdes comme les bacs de lĂ©gumes, les casseroles pleines ou les poubelles.Â
    Il rĂ©pète les mĂŞmes gestes des centaines de fois par jour. Cette activitĂ© intense sollicite fortement les articulations, le dos et les jambes. Pourtant, cette activitĂ© au travail ne remplace pas une vraie activitĂ© physique adaptĂ©e. En effet, les gestes du mĂ©tier sont souvent rĂ©pĂ©titifs et dĂ©sĂ©quilibrĂ©s.Â
  Ils fatiguent certains muscles et en oublient d'autres. C'est pourquoi le professionnel doit compléter son activité de travail par une pratique sportive régulière et par des exercices d'entretien.
L'activitĂ© physique rĂ©gulière apporte de nombreux bĂ©nĂ©fices pour la santĂ©. Elle renforce le cĹ“ur et amĂ©liore la circulation du sang. Elle muscle le dos et protège la colonne vertĂ©brale. Elle assouplit les articulations et diminue les douleurs.Â
  Elle aide aussi Ă mieux dormir et Ă rĂ©duire le stress du service. Par ailleurs, elle permet de garder un poids stable et de prĂ©venir certaines maladies chroniques comme le diabète. Sur le terrain, un professionnel en bonne condition physique tient mieux la cadence des coups de feu.Â
  Il se fatigue moins vite et récupère plus rapidement d'un service intense. Concrètement, il suffit de pratiquer une activité modérée trente minutes par jour, cinq jours par semaine. La marche rapide, le vélo, la natation ou une séance de gymnastique douce suffisent à entretenir la forme.
L'Ă©chauffement avant le service est un geste professionnel essentiel. Avant d'ouvrir la cuisine, le professionnel prend quelques minutes pour prĂ©parer son corps.Â
  Il effectue des rotations lentes du cou, des Ă©paules et des poignets. Il Ă©tire doucement les mollets et les cuisses. Il fait quelques flexions de jambes pour rĂ©veiller les muscles du dos.Â
  Cet échauffement prévient les entorses, les lumbagos et les tendinites. En effet, un muscle froid se blesse plus facilement qu'un muscle préparé. À ce titre, cinq minutes d'échauffement suffisent à protéger le corps pendant toute la durée du service.
Les postures de travail doivent respecter la mĂ©canique du corps. Pour porter une charge lourde, le professionnel plie les genoux et garde le dos droit. Il colle la charge contre son ventre pour la soulever. Il Ă©vite absolument de se pencher en avant avec les jambes tendues.Â
  Pour travailler au plan de dĂ©coupe, il garde les pieds lĂ©gèrement Ă©cartĂ©s et les Ă©paules basses. Il place le plan de travail Ă hauteur de coudes pour ne pas se voĂ»ter.Â
   Concrètement, ces règles simples préviennent les troubles musculo-squelettiques, appelés TMS. Les TMS sont les maladies professionnelles les plus fréquentes dans la restauration. Ils touchent surtout le bas du dos, les épaules et les poignets.
La rĂ©cupĂ©ration après le service est aussi importante que l'effort lui-mĂŞme. En fin de journĂ©e, le professionnel prend le temps de s'Ă©tirer quelques minutes.Â
  Il relâche les muscles des jambes, du dos et des bras. Il boit de l'eau pour bien rĂ©hydrater son corps. Une bonne nuit de sommeil complète cette rĂ©cupĂ©ration et rĂ©pare les tissus fatiguĂ©s.Â
   Par ailleurs, une douche tiède détend les muscles contractés par les longues stations debout. Sur le terrain, le port de chaussures de sécurité adaptées avec des semelles amortissantes soulage énormément les pieds et le dos. Le professionnel qui prend soin de son corps prolonge sa carrière et évite l'usure prématurée.
⚠️ Attention à l'idée fausse selon laquelle courir toute la journée en cuisine remplace le sport. Les gestes du métier sont répétitifs et déséquilibrés. Ils créent des tensions musculaires qu'il faut compenser par une activité physique variée en dehors du travail.
Le Code du travail impose à l'employeur d'évaluer les risques professionnels dans un document unique (DUERP). Les risques liés aux ports de charges et aux postures pénibles y figurent obligatoirement.
 Le programme officiel du CAP PSR intègre la Prévention-Santé-Environnement (PSE) et demande à l'apprenant de connaître les principes de prévention des troubles musculo-squelettiques. La Sécurité sociale et l'Assurance Maladie recommandent trente minutes d'activité physique modérée par jour pour préserver la santé des adultes.
💡 Pour porter un bac gastronorme rempli, placez les pieds bien écartés, pliez les genoux, gardez le dos droit et collez le bac contre le ventre. Soulevez avec la force des jambes, jamais avec le dos. Ce geste simple évite la majorité des lumbagos.
Au quotidien, le professionnel adopte quelques rĂ©flexes simples. Avant le service, il consacre cinq minutes Ă un Ă©chauffement des articulations. Pendant le service, il applique les gestes appris de manutention : plier les genoux, garder le dos droit, utiliser un chariot pour les charges lourdes. Il alterne les tâches quand c'est possible pour Ă©viter les gestes trop rĂ©pĂ©titifs. Il fait des micro-pauses de quelques secondes pour relâcher les Ă©paules. Après le service, il s'Ă©tire et boit de l'eau. Il complète cette hygiène de vie par une activitĂ© sportive de son choix deux Ă trois fois par semaine : marche, vĂ©lo, natation, football, danse. Cette rĂ©gularitĂ© protège son corps sur toute la durĂ©e de sa carrière.Â
Situation professionnelle — Prévention des douleurs dorsales en cuisine collective
Fatou, commis de cuisine dans un restaurant scolaire qui sert 1 200 repas par jour, ressent depuis plusieurs semaines des douleurs au bas du dos en fin de service. Elle en parle à son chef de cuisine, qui observe ses gestes lors de la réception des livraisons. Il remarque qu'elle soulève les cartons de légumes en se penchant en avant, les jambes tendues. Il lui montre alors la bonne technique : plier les genoux, garder le dos droit et coller la charge contre le ventre. Il lui propose aussi de commencer chaque service par cinq minutes d'échauffement des articulations. Deux semaines plus tard, Fatou constate que ses douleurs ont nettement diminué et qu'elle termine sa journée moins fatiguée.

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